Jeudi 25 juin 2009
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Retrouvez Mélanpyge sur sa nouvelle plate-forme:
Par Maurizio Rofrano
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Lundi 15 juin 2009
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Victoira Beckham, PE 09
Victoira Beckham, PE 09
Lors de la présentation à la Fashion Week de New York, Victoria Beckham a reçu un excellent accueil pour sa première
collection de prêt-à-porter sous son propre nom. Elle est composée presque exclusivement de robes droites,
moulantes, à la taille haute et marquée. Relativement longues, elles couvrent abondamment le genou. A la seule exception près d’un bleu mûr, les couleurs restent sobres. Avec quelques
nuances, on constate du noir, du blanc, du gris et du bleu marine.
Comme certaines statues d’art premier, Victoria Beckham travaille la verticale qui n’est coupée que par l’horizontale de la ceinture. Fortement marquée par la répétition, sur un même canevas,
elle effectue des gammes en dénudant plus ou moins les épaules, avec ou sans manches et en changeant la forme du col. Sur un ou deux modèles elle s’accorde une broderie, un imprimé ou un
élément décoratif comme des paillettes par exemple. Très attentive aux tissus et à leurs effets, elle crée des pulsions de lumière ainsi que des variations de densité qu’elle amplifie en
combinant les matières. Toute en nuance et finesse, le vêtement se fait discret pour laisser parler les ondulations du corps. Flagellé par le tissu qui se tend, il est libéré et contraint en
même temps. La silhouette Beckham est un sablier qui rythme le temps au fil du mouvement pour faire glisser sans heurt la femme qui la porte du travail au loisir. Toujours en place, toujours
élégante, adaptée à toute situation, rien ne la perturbe. Victoria crée des robes à la première personne qui lui ressemblent pour des femmes inextricablement actives, amoureuses et mères de
famille. Comment échapper à ce charme?
Par Maurizio Rofrano
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Lundi 8 juin 2009
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Publicité pour
Coolpix de Nikon dans UGC Illimité, n°179, p. 2
Lorsqu'il y a six mois, j'ai eu besoin de m'acheter un nouvel appareil photo numérique, je le voulais fuchsia à tout prix. Malheureusement, je dû me rabattre sur du rouge car dans la teinte désirée
aucun me convenait du point de vue de ses caractéristiques techniques. Aujourd'hui, Nikon propose à côté d'un rose parme et d'un rouge passion (le mien) qui figuraient déjà au catalogue, du
framboise et du fuchsia. Il est difficile de mesurer le laps de temps qu'il faut à une tendance pour passer d'une confidentialité d'initiés au goût d'un plus vaste public.
On peut se poser la question où commence et où se termine l'influence des couturiers. De leurs passerelles, ils ne font pas que définir notre garde-robe, car leur emprise dépasse largement le
milieu de la mode. Ils déterminent les formes, les couleurs comme les textures à venir. En ce sens, ce n'est pas inintéressant de voir à quel point Nikon a essayé d'illustrer sa publicité pour son
appareil photo Coolpix avec un mannequin qui porte une robe, des bas et des chaussures inédits et créés sur photoshop exprès pour l'occasion. La marque se veut au plus proche d'une créativité qui
change au fil des saisons comme lors des rendez-vous pluriannuels que sont les défilés. Ce n'est pas pour rien que le terme mode désigne au sens stricte l'habillement mais aussi, plus largement,
une manière de vivre et de penser, un goût collectif propre à une époque. C’est un des rôles de la couture de participer à l’élaboration de ce goût diffus dans la société et qui la caractérise
tant.
Par Maurizio Rofrano
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Dimanche 7 juin 2009
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Affiche
publicitaire pour Séphora, Neuilly-sur-Seine
Aujourd'hui les mamans sont canon. Elles sont synonymes de sexy. Les collants mousse, la garde-robe disgracieuse, le corps
délaissé et les soins à minima ce ne sont que de vieux souvenirs. Allez expliquer ensuite que le progrès n'apporte rien! Après tout, ce n'est pas parce qu'on a un enfant qu'on est obligé d'avoir
l'air d'une mère. En petite culotte, bas autofixants et en train de se maquiller, fières, elles exhibent leurs corps pour le plaisir des grands et des petits. Oui, les petits aussi. Qui a envie
d'avoir une maman moche?
Ce n'est que lorsque l'on fait des choses pour soi et qu'on se sent bien dans son corps qu'on peut être vraiment pour les autres. Le bonheur c'est une attitude, mais c'est aussi une question de
technique. C’est le rôle des vieux bigoudis qui le rappellent avec humour. Le faux maquillage produit toujours des vraies sensations. Donner d'avantage à soi-même permet de donner ensuite aux
autres. Etre attentif à soi est un geste altruiste. Et si le résultat est un peu salope ... ce n'est pas mal non plus. Bonne fête à toutes les mamans et beaucoup de bonheur à celles qui le seront
bientôt.
Par Maurizio Rofrano
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Samedi 30 mai 2009
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21:29
Karim
Rashid pour Melissa
Lady
Dragon, Vivienne Westwood pour Melissa
Imperium, Givenchy
Longtemps les chaussures en plastique, PVC ou caoutchouc étaient plutôt laides. Nous avons tous dans nos souvenirs les
sandales de plage déclinées en différentes couleurs basiques. Cependant, depuis quelques années, les choses ont beaucoup évolué. Le nombre de griffes qui proposent ce type de souliers pour ce
printemps/été a augmenté par rapport aux saisons passées faisant présager, comme le soutiennent certains détecteurs de tendances, une augmentation prochaine de leurs apparitions. Les avancées
technologiques ont permis de créer des modèles de plus en plus élégants et variés. On est loin de Charles Goodyear, inventeur du caoutchouc vulcanisé au milieu du XIXe siècle qui, par manque de
moyens, habillait toute sa famille de cette horrible matière noire et mal odorante sur laquelle il travaillait.
Une des marques phare dans le domaine est certainement Melissa, entreprise brésilienne qui, depuis 1971, s'est spécialisée dans la
production de chaussures en plastique. Nombreuses sont les collaborations artistiques non seulement avec les maisons de couture mais aussi avec des architectes et designers. C'est le cas
notamment de Karim Rashid designer égyptien basé à New York.
La langue anglaise parle de "jelly shoes" en faisant référence à la matière (le "Merflex" inventé par Melissa) souple et lisse. On en trouve de toutes les formes et couleurs. A l'aspect sucré,
elles font penser aux bombons gélatineux, fraises Tagada et autre friandises du même genre. C'est étonnant à quel point, de par leur aspects et leur odeurs, elles nous donnent envie de les
manger. Chaussures de Barbie, elles plongent dans une enfance artificielle dans laquelle, malgré les apparences, toute innocence aurait disparu. Il en existe pour tous les goûts. Bon marché,
elles sont accessibles à tous. On est en droit de se poser la question si les cœurs que distribue la "Dragon Lady" de Vivienne Westwood, impreignée de romantisme punk, ne sont pas un peu
empoisonnés, pendant que la technologie a permis de lui mettre des talons. Karim Rashid nous transpose dans un futur proche aux formes nouvelles et sinueuses. Avec Riccardo Tisci, c'est le
contraire. En se rapprochant de ses origines italiennes, il fait resurgir du passé des sandales romaines pour se rêver impératrice.
Enfin, contrairement à ce que l'on pourrait penser, les chaussures Melissa sont très respectueuses de l'environnement. Le fait d’êtres fabriquées dans une seule matière leur permet un recyclage
facile. En amont également, lors de la production, la marque est particulièrement attentive aux contraintes environnementales. C'est la frivolité à l'ère écologique.
Par Maurizio Rofrano
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Mardi 26 mai 2009
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17:25
Fendi, cuir perforé, PE 09
Alexander McQueen, PE 09
La Perla, PE 09
Givenchy, PE 09
Et si le bonheur commençait avec une couleur. Très en vogue ces temps-ci, le colorant fuchsia a été découvert en Angleterre en 1859
précisément. Immédiatement, dès l'année d'après, il fut adopté par la mode féminine d'outre-manche, toujours friande de couleurs vives. Entre le rose et le pourpre, on lui connaît différentes
nuances comme le magenta, le framboise ou le rose bonbon entre lesquelles il n'est pas toujours aisé de faire la distinction, d'autant plus que cela implique, comme toujours en matière de
couleur, une part de subjectivité. Toutes ces nuances, on les classe dans le sous-ensemble de la fuchsine. Le fait d’être plus ou moins saturé a pour effet d’augmenter l’apparence fluo de la
couleur. D'une manière plus générale, on peut dire qu’il fait partie de la famille des rouges dont la particularité est de tirer vers le rose violacé. Le fuchsia garde la vivacité initiale du
rouge tout en étant plus clair, contrairement à un rouge pâle, et sans épouser la morosité du violet. Son apparence reste très artificielle malgré l’existence d’une fleur du même nom, ce qui ne
fait qu’augmenter son prestige auprès des amateurs. On aimerait le croquer, tellement il fait songer aux sucreries les plus extravagantes.
Contrairement à son grand frère, le fuchsia répand sans ambiguïté le bonheur et la gaîté partout où il surgit en faisant oublier les mauvais côtés du rouge. Comme le dieu romain Janus, le
rouge, a deux visages une bonne et une mauvaise. Il symbolise en même temps l'amour, la passion, la chaleur mais aussi le danger, le sang, le crime, la colère et la violence.
Si à l'instar de tout suractif, le fuchsia peut paraître agité, il est aussi puissant et généreux. Il ne manque pas d'indiscrétion. Pipelet, il fait parler de lui et ne craint pas de
se faire remarquer. Pour se montrer en sa compagnie, il ne faut pas avoir froid aux yeux car le bonheur existe.
Par Maurizio Rofrano
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Samedi 23 mai 2009
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10:09
Charles Anastase, PE 09
Charles Anastase, PE 09
Charles Anastase, PE 09
Charles Anastase fait partie d'une génération de couturiers pour qui le monde est une immense friperie dans laquelle ils
peuvent puiser. Ils ont souvent transité par les Beaux Arts ou tout simplement fréquenté le milieu de l'art contemporain dont ils retiennent les thèmes, une leçon de liberté dans la production
de sens et une logique d'approche du costume franchement en rupture avec le milieu traditionnel de la mode. Fortement influencés par le street style, ils mettent en avant la création d'une
atmosphère ou plus simplement d'un style par rapport au travail plus traditionnel sur canevas. Le fait d'avoir intégré les notions de multiple ainsi que de multitude les situe à l'opposé du
total look. Création ouverte, le styliste donne une impulsion que la rue reprend, adapte et modifie en même temps, ce qui a pour effet de modifier son travail comme son rôle.
Sous le thème de la jeune fille en fleur des temps modernes, Charles Anastase brode un certain nombre de propositions relativement hétéroclites. Contrairement aux derniers défilés, perchées sur
leurs sandales à plateau, les filles du créateur sont devenues définitivement moins sages.
Ecolières, danseuses, pin-up, vacancières, elles ont chiné leur garde-robe avec pour seul guide leur intuition. Plus ou
moins rétro, il y en a pour tous les goûts et tempéraments. Modèles, matières comme silhouettes, passés et présents, se mélangent, les influences se croisent. Plus audacieuses que leurs aînées,
chez certaines, on devine un malaise latent dont on se demande l'origine. Est-ce à cause de leur propre désir dont elles n'ont pas encore la maîtrise ou de ce qu'on leur demande d'être?
Transparentes et sexy, audacieusement dévergondées, elles sont terriblement charmantes.
Charles Anastase, PE 09
Toutes les images du défilé
Par Maurizio Rofrano
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Jeudi 21 mai 2009
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10:25
Azzedine Alaïa, PE 09
Le rôle principal des magazines de mode est de déceler les tendances de la saison en cours. C'est ce que soutient par
ailleurs Frédéric Monneyron dans son livre la "La frivolité essentielle". Si l'on suit donc la sagesse du papier glacé (la formule n'est pas ironique), l'une des tendances de cet été c'est la
mode ethnique, déclinée sous tous ses aspects vestimentaires, mais également pour l'aménagement et la décoration d'intérieur - variation sur Xavier de Maistre, version "le safari chez moi". On
la voit dans le défilé Dior et notamment avec ses statuettes africaines en guise de talons, mais on pense aussi aux magnifiques sandales épicées "spicy" de Louis Vuitton. Mais surtout, il y a
les sandales à clochettes d'Azzedine Alaïa. Le python, plus que d’autres, est la peau du reptile par excellence. Il a toujours eu le mérite d’évoquer des contrées lointaines toutes aussi
sauvages les unes que les autres. Le couturier d'origine tunisienne a toujours su, en ce qui concerne son travail de créateur, mélanger savamment les influences issues des deux rives de
la Méditerranée. Les larges brides des sandales autour des chevilles, munies de grelots typiquement maghrébines, se transforment en un véritable bijou - non ethnique mais authentique. Azzedine
Alaïa ne se situe pas dans la recherche d'une forme exotique, mais il nous fait part directement des traditions de ses propres origines dont les clochettes en font retentir
l'écho.
Par Maurizio Rofrano
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Lundi 18 mai 2009
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12:13
Ann Demeulemeester, PE 2009
L'autre jour, j'étais chez l'Eclaireur lorsque j'ai aperçu ces rayures verticales de Ann Demeulemeester. Elles
apparaissent sur plusieurs modèles, mais les écrus et vermillon sont certainement les plus suggestives. Sans pouvoir me donner tout de suite une explication, elles mont fait immédiatement, fait
étonnant, penser au diable. Par la suite, lorsque le livre de Michel Pastoureau sur les tissus rayés, "L'Etoffe du diable" (je ne l'avais jamais lu encore) m'est venu à l'esprit, j'ai compris.
C'était une réminiscence des temps passés. Il est parfois étonnant de constater, et d'autant plus quand c'est sur soi même, à quel point la signification de symboles, même révolue, reste vivante
dans une société donnée. Effectivement, tout au long du Moyen Age une sorte de ségrégation par le vêtement s'était instaurée. On avait pris l’habitude d’habiller un certain nombre d'individus
perçus comme maléfiques et donc dangereux pour la société de tissus rayés. Il s'agissait notamment entre autres de toute sorte de condamnés, bâtards, bourreaux, bouffons, jongleurs, prostituées et
enfin naturellement des fous. Des individus qui ont transgressé l'ordre social comme les rayures transgressent l'ordre chromatique. Ce qui amplifie l'effet chez Ann Demeulemeester et qui laisse à
penser qu'elle agit de manière consciente, c'est définitivement la couleur rousse qui à la même époque était perçue également comme étant d'origine diabolique. Par la suite à l'époque moderne,
comme souvent, le code s'est renversé et les rayures sont devenues symbole de pureté et propreté. C'est pour cette raison-là que nous les retrouvons aujourd'hui sur nos sous-vêtements, pyjamas,
housses de matelas et autres.
... source vraisemblablement intarissable, Alexander McQueen joue aussi la rayure en l'amplifiant avec les carreaux du manteau d'Arlequin qui, si l'on suit encore les développements de Michel
Pastoureau, ont eu en son temps la même signification symbolique.
Alexander McQueen, AH 2009
Par Maurizio Rofrano
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Samedi 16 mai 2009
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Copyright,
V&A, London
Copyright,
V&A, London
Nicosie/Lefkosia, capitale séparée en deux, lieu dans lequel deux cultures se confrontent, l'une turque et musulmane,
l'autre grecque et orthodoxe. Les deux racines religieuses se rencontrent dans le travail de Hussein Chalayan au point de se toucher et se superposer. Comme une tangente qui tout en continuant
sa course touche le cercle sans jamais le couper.
Les influences de cet ensemble sont multiples. La veste, avec des bandes fixées au dos, est visiblement d'inspiration moyenâgeuse. Période pré-moderne, elle rejoint un âge de la mode mythique,
qui nous est connu presque exclusivement à travers des images mais encore plus par sa réélaboration imaginaire, fruit d’une nostalgie romantique d’un âge d’or perdu au XIXe siècle. Le tissu a
d’ailleurs subi une procédure de vieillissement aussi artificiel que fallacieux puisque le couturier l'a enfoui dans son jardin avec des résidus de fer qui lui ont conféré sa couleur rougeâtre
tout en la couvrant d'une fine couche de poussière de rouille pleine de contraste. En ce qui concerne la robe, elle est formée de deux tissus superposés, le premier immédiatement visible en lin
et au-dessous duquel se cache le second, en soie cette fois, perceptible uniquement au bas de la tunique. Sensualité et austérité se touchent. Monacale et pudique, la silhouette à la taille
artificiellement rehaussée rappelle en même temps les modèles fastueux du Premier Empire. L'histoire comme les valeurs se télescopent. Parfois d'origine profane, parfois sacrée, les divisons
philosophiques comme religieuses - nous semble dire Hussein Chalayan - sont avant tout le fruit d'un récit. N'est-il pas vrai qu'au Moyen Age le coustume avait une signification précise qui
permettait de différencier les un des autres socialement comme culturellement? Et si quelque chose comme la vérité révélée ne serait que le fruit de l'imaginaire... Ce qui par contre est
bien réel, c’est la souffrance induite par les divisions.
Par Maurizio Rofrano
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Publié dans : Vintage
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