Pygmalion et la danseuse gogo

Publié le par Maurizio Rofrano

Maison Martin Margiela, PE 09 (36/43)

Lors du défilé, surgit du noir sur un chariot un mannequin en danseuse gogo qui, appuyé sur une barre, se tient sur des talons vertigineux. Les jambes, couleur blanc marbre, sont découpées par un spot alors que le reste du corps est enveloppé dans la pénombre.
La passerelle comme la piste de danse sont des lieux ou se rencontrent monde réel et monde imaginaire. La femme de chair incarne un désir fantasmé. Moyen de locomotion, sujet d’attention des couturiers, les jambes ne sont plus mises en valeur mais elle deviennent ici sujet de mode en tant que tel.
Les vêtements qui défilent sur la passerelle ne trouveront leur vrai moi qu’au contact avec le monde réel. Tout en étant indentifiable, la danseuse gogo comme le mannequin de défilé restent anonymes car porteurs d’un récit qu’ils habitent le temps d’une représentation.

Publicité

Publié dans Vêtements femme

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article