Madeleine Berkhemer
Après avoir collaboré avec le cinéaste américain David Lynch pour une série de photographies, Chiristian Louboutin a choisi, cette fois-ci, de travailler avec la jeune plasticienne néerlandaise Madeleine Berkhemer. De cette collaboration sont nés trois modèles, un pour chacune des alter ego de l'artiste, Milly, Molly et Mandy, sur lesquels elle s'est produite lors d'une performance ("The woman who lives in shoe") qui a eu lieu à la galerie Sollertis de Toulouse en janvier dernier dans le cadre de l'exposition "Images de la féminité". Il s'agit, plus précisément, d'une paire de bottes blanches hautes à lacet, d'escarpins à l'aspect rock en cuir noir entièrement recouverts de rivets pointus en acier ainsi que d'escarpins compensés beiges pâle avec une bride à la cheville.
Gallerie Sollertis
Gallerie Sollertis Le socle, champ privilégié de l'expression artistique mais aussi celui de la mémoire collective comme celui de l'histoire commune, devient le lieu où les trois sculptures vivantes se mélangent à d'autres sculptures qui sont les souliers (et les habits) en tant que tel. Leur forme particulière évoque à chaque fois un univers d'appartenance typique voir archétypique. Les bottes évoquent la femme dominatrice, sûre d'elle pour qui les hommes sont un amusement. Les escarpins cloués, la femme indépendante des hommes, libérée, elle est maîtresse de son corps comme de ses désirs. Et enfin l'escarpin compensé neutre, une sorte d'entre deux, pour une femme qui se veut sexy mais pour qui le regard de l'autre est aussi important que le sien. Malgré les apparences parfois trompeuses, et à des degrés différents les désirs des deux sexes sont immanquablement liés.

